Liège : des accès à l'A602 bloqués lors d'une manifestation, cinq arrestations

Des manifestants ont bloqué pendant plusieurs dizaines de minutes les accès à l'A602 en direction de Bruxelles, le 24 octobre 2026 à Liège. La police a annoncé cinq arrestations. Le cortège s'est ensuite dispersé dans le calme, vers 16 h 30.

Antoine Verstraeten

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Un blocage à Saint-Laurent

Le cortège a quitté la place Saint-Lambert en début d'après-midi pour rejoindre le Cadran, puis l'A602. D'après Sudinfo, les manifestants sont arrivés sur l'autoroute peu après 15 heures. À hauteur de Saint-Laurent, ils en ont bloqué les accès vers Bruxelles pendant plusieurs dizaines de minutes.

Une partie des manifestants a ensuite essayé de prendre le contrôle de la sortie Laveu. Pour regagner la place Saint-Lambert, le cortège est passé par la rue Louvrex et le boulevard d'Avroy, avant de se disperser.

Le bilan communiqué par la police de Liège distingue quatre arrestations judiciaires et une arrestation administrative. Selon Sudinfo, les personnes arrêtées pour le blocage de l'A602 seront poursuivies pour entrave dangereuse à la circulation.

Une mobilisation contre l'austérité et les mesures gouvernementales

La manifestation, qui était autorisée, avait notamment été appelée par le mouvement "antifa" de Liège. Un rendez-vous avait été fixé à midi devant la gare des Guillemins. Les participants contestaient l'austérité, le coût de la vie et les mesures gouvernementales, dont le décret-programme dans l'enseignement.

La RTBF rapporte également l'inscription du mot "ACAB" sur l'hôtel de ville, un acronyme anglais signifiant que tous les policiers sont des salauds, ainsi que le déploiement d'une banderole antifasciste. Selon le média, ces revendications ont progressivement pris le pas sur les autres au cours du rassemblement.

Cette journée s'inscrit dans la mobilisation étudiante commencée le 1er octobre 2026. Un bilan publié le 7 octobre par L'Avenir faisait déjà état de 107 arrestations judiciaires et administratives à Liège depuis le début du mouvement.

D'après la RTBF, les rassemblements du 24 octobre répondaient aussi, entre autres, à des appels à manifester générés par l'intelligence artificielle puis diffusés sur les réseaux sociaux.

À Bruxelles, des échauffourées à Saint-Gilles

Une autre manifestation se tenait simultanément à Bruxelles, avec 400 participants selon la police. Le cortège a relié la gare Centrale à la gare du Midi, puis a tenté de rejoindre le siège du MR. La police lui ayant barré le passage, les manifestants se sont dirigés vers Saint-Gilles.

Des échauffourées y ont éclaté et les policiers ont utilisé du gaz lacrymogène. Le bilan bruxellois s'établit à cinq arrestations administratives et quatre privations de liberté judiciaires.

Sur X, le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin a estimé que les rassemblements s'étaient déroulés "sans incident majeur". Il a néanmoins fait état, à Bruxelles, d'une tentative avortée de mettre le feu à un amas de trottinettes partagées et d'un débordement du cordon de police au square Jacques Franck.

Wallonie
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