L'équipe municipale participera à l'hommage
L'équipe municipale de Soissons sera présente au rassemblement. Absent de la ville, le maire divers droite Alain Crémont a fait savoir qu'il s'associait à ce temps de recueillement, rapporte L'Union.
Dans une publication diffusée lundi à 10 heures sur Facebook, l'élu condamne fermement l'attaque raciste et exprime sa solidarité ainsi que sa compassion envers les victimes et leurs proches. Il écrit : "Personne ne doit être menacé, agressé ou tué en raison de sa couleur de peau, de son origine ou de sa religion. Le racisme et la haine n'ont aucune place dans notre République."
Plus tôt dans la matinée, les élus d'opposition de gauche de Soissons Citoyenne Écologique & Sociale avaient relayé l'appel national sur leur page Facebook.
Une mobilisation nationale, avec un rendez-vous à Paris à 19 heures
SOS Racisme, la Ligue des droits de l'Homme (LDH), le MRAP, l'ADDAM, les Guerrières de la paix, l'UNEF, la CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et l'UNSA sont à l'origine de l'appel aux rassemblements du lundi 26 octobre.
À Paris, les participants sont attendus à 19 heures place de la Bataille-de-Stalingrad. Selon Le Parisien, les organisations appellent à se réunir "en soutien aux victimes" et "pour dénoncer la banalisation de la haine raciste".
Un mort et cinq blessés dans les Yvelines
L'attaque a eu lieu vendredi 23 octobre, d'abord à Trappes, puis à La Verrière, commune voisine des Yvelines. Kévin T., 39 ans, a ouvert le feu en rafales depuis sa voiture sur des personnes dans la rue. Pengo Bossio Wangi, 26 ans, a été tué et cinq autres personnes ont été blessées.
Français d'origine congolaise, Pengo Bossio Wangi était un jeune espoir du MMA et détenait une licence dans un club d'Aubervilliers.
Une enfant de 12 ans fait partie des blessés. D'après les précisions du maire de La Verrière, Nicolas Dainville, elle a été grièvement touchée par huit impacts de balle. Samedi 24 octobre à la mi-journée, le Parquet national antiterroriste (PNAT) indiquait qu'elle était "toujours en urgence absolue", selon RFI.
Dès vendredi soir, Emmanuel Macron a évoqué un "tournant", qualifiant l'attaque d'"acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, en raison de leur couleur de peau ou de la religion qu'on leur donne".
Une enquête antiterroriste et une garde à vue suspendue
Les premiers éléments de l'enquête font état d'aveux du suspect sur le choix de ses victimes en fonction de leur couleur de peau. Selon RFI, Kévin T. a déclaré aux policiers s'en être pris "aux Noirs et aux Arabes" et s'est félicité d'avoir "vengé les commerçants" pillés le 17 octobre. Ces propos ont motivé l'ouverture, par le PNAT, d'une enquête pour assassinats et tentatives d'assassinats en lien avec une entreprise terroriste et en raison de l'appartenance à une race ou une religion.
RFI rapporte également la découverte d'un exemplaire de "Mein Kampf" d'Adolf Hitler chez le suspect. Celui-ci avait piégé son appartement au moyen de plusieurs bonbonnes de gaz et de fils raccordés à un minuteur.
Après un examen psychiatrique samedi soir, la garde à vue de Kévin T. a été suspendue. Il a été conduit à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police à Paris pour une observation susceptible de durer 48 heures. Une source proche de l'enquête, citée par Le Figaro, a indiqué qu'il suivait un traitement pour schizophrénie. Les quatre proches également placés en garde à vue, parmi lesquels ses parents, ont été remis en liberté les 25 et 26 octobre.
Interrogé lundi 26 octobre sur RMC/BFMTV, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a déclaré que le suspect avait "agi pour tuer des personnes (...) d'origine étrangère". Il a ajouté que la suspension de sa garde à vue pour raisons psychiatriques "ne change rien (...) au fait (que ce) soit un attentat terroriste, raciste".

