Dix cas d'infection au virus du Nil occidental détectés en Belgique

Les autorités sanitaires belges ont identifié une dizaine de cas d'infection au virus du Nil occidental, dont deux contractés localement à Bruxelles. Le risque pour la population générale reste très faible.

Lucas Michiels

2 min de lecture

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Dix cas d'infection au virus du Nil occidental détectés en Belgique

Les autorités sanitaires belges ont recensé une dizaine de cas, suspectés ou confirmés, d'infection humaine au virus du Nil occidental au cours des dernières semaines. Deux de ces infections auraient été contractées localement dans la région bruxelloise, selon l'administration bruxelloise de la Santé Vivalis. L'agence flamande Departement Zorg signale quant à elle huit cas suspectés dans le nord du pays. Aucune contamination n'a été notifiée en Wallonie ni dans la communauté germanophone.

Répartition géographique des cas

Dans la capitale, l'un des cas concerne un habitant bruxellois qui ne présente désormais plus de symptômes. Le second touche un touriste italien rentré en Italie sans manifester de signes cliniques aigus.

Du côté flamand, huit personnes sont fortement suspectées d'avoir contracté le virus. Vivalis précise que trois nouveaux cas probables s'ajoutent aux cinq déjà identifiés la semaine dernière, toujours concentrés dans les provinces d'Anvers et du Brabant flamand. Une personne a dû être hospitalisée en raison de symptômes neurologiques, mais son état de santé s'améliore progressivement.

Un risque faible pour la population

Les autorités sanitaires se veulent rassurantes quant à cette situation qu'elles qualifient d'attendue. Le risque d'infection demeure faible pour l'ensemble de la population. Vivalis recommande toutefois aux personnes vulnérables de se protéger contre les piqûres de moustiques jusqu'à la fin de leur période d'activité, prévue fin octobre.

Transmission et symptômes

Le virus du Nil occidental se transmet exclusivement à l'être humain par la piqûre d'un moustique infecté. Dans 80 % des cas, les personnes contaminées ne développent aucun symptôme. Parmi les 20 % qui présentent des manifestations cliniques, il s'agit généralement d'un syndrome grippal bénin caractérisé par de la fièvre, des céphalées et de la fatigue.

Moins de 1 % des infections évoluent vers une forme grave accompagnée de complications neurologiques. Les personnes âgées et les individus immunodéprimés présentent un risque plus élevé de développer une forme sévère de la maladie.

Les autorités sanitaires du pays assurent un suivi étroit de la situation épidémiologique. À l'heure actuelle, elles estiment que le risque pour la santé publique en Belgique reste très faible pour la population générale.

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