Armes et cannabis saisis à Namur et à Bruxelles : deux suspects sous mandat d'arrêt

Deux personnes interpellées lors de perquisitions à Namur et à Bruxelles ont été placées sous mandat d'arrêt par un juge d'instruction. Le parquet de Namur a annoncé vendredi la saisie de deux armes à feu, de munitions, de 602 grammes de cannabis et de 2 870 euros en espèces.

Antoine Verstraeten

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Un pistolet mitrailleur parmi les armes saisies

Le Service Enquêtes et Recherches de la zone de police Namur Capitale a conduit les opérations cette semaine, épaulé par le Groupe d'interventions spéciales (GIS). Les policiers ont d'abord perquisitionné à Namur, puis à Bruxelles.

L'inventaire communiqué par le parquet comprend un pistolet mitrailleur avec trois chargeurs et un pistolet avec un chargeur. Les enquêteurs ont aussi saisi une soixantaine de cartouches, dont 50 pour le pistolet mitrailleur et huit pour le pistolet, ainsi que l'argent liquide et le cannabis.

Les investigations doivent encore établir l'étendue du trafic présumé et déterminer s'il existe des liens avec d'autres dossiers judiciaires.

La détention soumise au contrôle de la chambre du conseil

Après leur interpellation, les deux suspects ont été présentés au juge d'instruction, qui a délivré un mandat d'arrêt à l'encontre de chacun d'eux.

En Belgique, cette décision doit être suivie d'une comparution devant la chambre du conseil dans les cinq jours. Selon le portail e-Justice européen, dont la fiche a été mise à jour en 2017, le maintien en détention préventive est ensuite valable un mois. À compter de la troisième décision de maintien, cette durée passe à deux mois, jusqu'à la clôture de l'instruction.

Le cadre pénal des armes prohibées et des stupéfiants

Le parquet ne précise pas les qualifications retenues contre les deux suspects. De manière générale, le SPF Justice rappelle que détenir une arme prohibée expose à un maximum de cinq ans de prison et/ou à une amende pouvant atteindre 25 000 euros. Cette catégorie comprend les armes à feu automatiques, notamment les pistolets mitrailleurs.

Pour les stupéfiants, la chaîne bruxelloise BX1 présente le nouveau Code pénal belge comme un système à huit niveaux de peine, qui se substitue à la distinction entre crimes, délits et contraventions. Les infractions de base relèvent du niveau 3, avec trois à cinq ans d'emprisonnement et une amende pouvant aller jusqu'à 800 000 euros.

Toujours selon cette présentation, la participation aggravée relève du niveau 4, correspondant à cinq à dix ans de prison. Les dirigeants d'une organisation criminelle sont classés au niveau 5, pour lequel la peine est de dix à quinze ans de prison.

Des saisies de cannabis en hausse aux frontières belges

À l'échelle nationale, la RTBF rapportait le 28 novembre 2025 que les saisies de cannabis aux frontières belges dépassaient 27 tonnes en 2025, contre 490 kilogrammes en 2023. Ces chiffres concernaient le port d'Anvers et les aéroports de Zaventem et de Liège.

Dans ce même reportage, la RTBF citait une étude de l'agence européenne des drogues (EUDA), selon laquelle le cannabis demeure la drogue la plus consommée en Europe. Environ 8 % des adultes âgés de 15 à 64 ans, soit 22,8 millions de personnes, en consomment. L'étude estime que ce marché générerait chaque année 12 milliards d'euros pour les narcotrafiquants.

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