Des restrictions pour les majeurs comme pour les mineurs
Le couvre-feu restera en vigueur jusqu'à lundi matin dans les périmètres de la place de la République et des Halles. Selon france3-regions (franceinfo), les arrêtés qui l'instaurent sont signés par Patrice Faure, préfet de police de Paris.
La préfecture interdit également de nouveau "tout rassemblement non déclaré" pour la soirée du jeudi et la nuit du jeudi au vendredi. Cette interdiction vise notamment les abords de l'Élysée, de l'Assemblée nationale, du Sénat, de l'avenue des Champs-Élysées ainsi que des gares. Comme le couvre-feu, elle s'applique aux adultes et aux mineurs.
La publication des arrêtés a fait l'objet d'une décision de justice : mercredi 21 octobre, le tribunal administratif de Paris a ordonné au préfet de police de les rendre publics au moins douze heures avant leur entrée en vigueur, rapporte Le Parisien.
Le couvre-feu a aussi entraîné des fermetures dans les transports. Selon france3-regions (franceinfo), la RATP a fermé dès 22 h, mercredi 21 octobre, plusieurs stations de métro et de RER dans les secteurs de République, Châtelet et Châtelet-Les Halles. Les trains traversaient ces stations sans s'arrêter et les voyageurs ne pouvaient pas y effectuer de correspondance.
Les suites de la mobilisation contre la vie chère
Les mesures ont été prises après les violences et pillages survenus en marge de la journée d'action du 17 octobre 2026. Consacrée à la lutte contre la vie chère, celle-ci réunissait notamment des Gilets jaunes, des lycéens et des étudiants, selon france3-regions (franceinfo). Les autorités ont dénombré 550 000 manifestants en France, dont 110 000 à Paris, d'après les chiffres rapportés le 18 octobre par Le Nouvel Obs.
Au lendemain de cette mobilisation, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a fait état de quelque 1 800 interpellations en France dans le cadre des violences. À Paris, le parquet recensait ce dimanche-là 517 personnes en garde à vue : 346 majeurs et 171 mineurs. Ce bilan n'était "pas encore consolidé", précisait-il, selon Le Nouvel Obs.
Le même 18 octobre, Alexandre Bompard, président de la Fédération du commerce et de la distribution, évaluait à environ 1 500 le nombre de commerces directement touchés à l'échelle nationale. Il estimait la facture à "plusieurs centaines de millions d'euros", rapporte Le Nouvel Obs.
La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet (Renaissance), a pour sa part annoncé qu'elle proposerait mardi 20 octobre la création d'une commission d'enquête parlementaire. Selon Le Nouvel Obs, celle-ci devait porter sur les violences et pillages du 17 octobre, mais aussi sur la stratégie de maintien de l'ordre.
Deux enquêtes sur des décès à Paris
Deux hommes sont morts sur la voie publique en marge des violences du week-end : un homme de 59 ans, samedi près de la place de la République, puis un homme de 48 ans, dans la nuit de dimanche à lundi, rue Berger, dans le quartier des Halles.
Selon franceinfo, qui rapportait ces éléments le 20 octobre, deux enquêtes ont été ouvertes pour déterminer les causes de leur mort. Les autorités évoquaient un "probable malaise" pour ces décès ; à ce stade, elles ne suspectaient la responsabilité d'aucun tiers.






